L'année 2022 et les agents de la gestion locative

L'année 2022 et les agents de la gestion locative

L’année 2022 verra notre société continuer de traverser des changements sociaux, environnementaux et économiques qui impacteront directement le rôle et l’activité des responsables de gestion locative.  

Certes, il est encore trop tôt pour anticiper les conséquences profondes de la covid, des nouveaux usages de l’ère du tout-connecté et de la prise de conscience générale de notre impact sur l’environnement. Mais déjà, nous pouvons identifier trois grandes tendances avec lesquelles les gestionnaires immobiliers devront composer.

Cet article a été rédigé afin d’aider les acteurs du secteur de la gestion locative à identifier, anticiper et tirer profit de ces changements. La lecture de cette publication de notre blog devrait les permettre de développer des stratégies innovantes pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.

La gestion locative et le monde de l’après covid

La gestion locative et le monde de l’après covid

L’exode urbain vers les zones périurbaines et certaines villes de province devraient continuer

Avec les confinements successifs, les responsables de gestion locative doivent bien comprendre que se sentir bien chez soi a pris tout son sens !

Dans le monde de l’après covid, de plus en plus de Français comprennent l’importance de l’extérieur, du beau temps, de la lumière et des plus grands espaces. De plus en plus de Français ont désormais une appréhension des transports en communs, de la foule.

Cette prise de conscience a entrainé un déplacement de population des espaces surpeuplés des grandes villes vers des zones de peuplement moins dense.

Tout le monde remarque cet exode urbain qui se manifeste par une augmentation importante des déménagements régionaux.

De plus en plus de locataires se présentent dorénavant aux agences de gestion locative en précisant qu’ils travaillent dans de grandes villes comme Paris ou Lyon, mais qui vivent à Rennes ou Marseille.

Il est selon nous encore trop tôt pour affirmer que ces départs vers les régions moins peuplées seront permanents. Toutefois, la crise sanitaire n’étant qu’un accélérateur à cet exode, la frénésie des demandes d’acquisitions et de locations de bien immobiliers dans les zones périurbaines et certaines villes de province pourrait continuer pendant une bonne partie de l’année.

Tout dépendra de l’adoption ou non du télétravail. Et pour beaucoup, il n’est pas encore question de couper les ponts définitivement avec la ville.

Les conséquences du télétravail sur la gestion locative

Le choix du télétravail par de plus en plus d’entreprises dans notre pays entrainera beaucoup de changements en termes de besoin de nouvelles commodités.

Les gestionnaires immobiliers devront s’attendre à une hausse des demandes en termes d’espace de travail dédié ou d’une connexion internet forte. Ceux qui s’occupent d’actif immobilier dans des zones dotées de moyens de transports permettant de rejoindre occasionnellement des collaborateurs, devraient s’attendre à gérer encore plus de demandes lors de la mise en location ou en vente de leurs biens.

Les changements de régions imposeront aux gestionnaires de bien locatifs de pouvoir traiter et diriger leurs dossiers à distance tant avec les propriétaires qu’avec les locataires. Ils devront donc en quelque sorte adopter les solutions digitales que l’avènement du télétravail a très largement démocratiser.

2022, l’année de l’anticipation pour agent de gestion locative

2022, l’année de l’anticipation pour agent de gestion locative

Suite au grand débat national de 2019, la loi climat et résilience a été votée le 22 aout 2021. Cette nouvelle loi s’inscrit dans la politique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d'ici à 2030.

Cette loi implique que début 2023, l’augmentation du prix des loyers des bâtiments notés F ou G lors du diagnostic de performance énergétique sera impossible ! Elle implique aussi que dès 2025, il sera impossible de louer les appartements classés G !

Et cela continuera ainsi pour les biens classés F en 2028 et E en 2034.

Pour en savoir plus sur le nouveau DPE, n’hésitez pas à consulter notre article “Ce que vous devez retenir du nouveau DPE”.

Notons aussi que cette nouvelle loi précise qu’à partir du premier février 2028, les bâtiments d’habitation ne pourront avoir une consommation énergétique supérieure à 330 kilowatts par mètre carré par an.

Cette loi va donc avoir en 2023 un impact fort sur le marché de l’immobilier ; Les responsables de gestion locative de biens immobiliers avec un DPE notés F ou G verront leur parc immobilier avec un handicap pour optimiser la valeur et l’attractivité de leur parc.

Cette loi impactera aussi les activités de gestion administrative des agents de gestion immobilière.

En effet, le vote de cette loi implique aussi de nombreuses formalités administratives supplémentaires que les agents de gestion locative devront dès à présent prendre en compte.

La Remise du carnet d’information du logement à l’acquéreur

Ce carnet numérique qui avait vu le jour avec la loi de transition énergétique de 2015 revient en force dans la loi Climat devra être transmis à l’acquéreur à la date de la signature de l’acte authentique. Celui-ci devra attester de sa remise dans l’acte de vente.

Une audit obligatoire en plus en cas de vente de logements individuels F et G

Depuis le premier janvier 2022, la loi climat oblige un diagnostic de performance énergétique (DPE) lors de la vente ou de la location d’un logement classé F ou G. Les biens classés E seront soumis à la même obligation à compter de 2025. Ceux classés D en 2034.

Cet audit énergétique devra être remis par le vendeur ou son mandataire (agent immobilier, notaire, etc.) aux candidats acquéreurs dès la première visite du bien. Cette remise pourra s’effectuer par tous moyens, y compris par voie dématérialisée.

Plus d’information dans les annonces immobilière

Désormais, les annonces de mise en vente ou location d’un bien immobilier devront mentionner le classement du bien en termes de performance énergétique. Ce sera de même en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et cela, conforme à la nouvelle échelle de classement issue de la réforme du DPE.

Pour les agents de gestion locative, le mot d’ordre est donc l’anticipation. Notamment ceux qui gèrent des actifs de l’ancien.

Les gestionnaires de biens locatifs ont toute cette année pour s’appuyer sur le nouveau DPE afin d’avoir un état des lieux des logements qui pourraient être impactés par cette loi.

La réalisation de cette première étape permettra aux gestionnaires immobiliers de mieux accompagner leurs clients propriétaires dans la conduite de travaux nécessaires à la mise en conformité et la valorisation de leurs biens.

Bonne nouvelle, tous ces travaux peuvent être en grande partie financés par les aides gouvernementales !

Avec les changements que traversent notre société, 2022 sera sans doute l’année de tous les défis pour les agents de gestion locative.

Si le télétravail et l’exode périurbain se confirment, les gestionnaires immobiliers devraient continuer de composer et s’adapter aux nouveaux usages tout en traitant de plus en plus de dossier à distance grâce au numérique.

Les politiques gouvernementales aussi impacteront (encore !) les gestionnaires de bien locatifs. En effet, les mesures visant à réduire notre impact sur l’environnement imposeront des normes en matière de performance énergétique qui impacteront directement la plus-value des biens qu’ils administrent.

Toute l’équipe de toolimo encourage les agents de gestion locative à anticiper ces tendances, notamment l’arrivée de la loi climat qui impactera sérieusement le marché de l’immobilier. Il serait dommage de se retrouver face à son client en 2023 avec un bien ayant perdu de la valeur à cause d’un manque d’anticipation.